En rétablissement…

En raison de la thématique particulière de ce site (le rétablissement chez les personnes dépendantes), la création, gratuite, d'un compte est obligatoire et permet d'accéder à des informations et des espaces de partages protégés, afin de respecter la confidentialité des échanges et des personnes. Cette création de compte est soumise à vérification auprès des modérateurs du site.
Les seules conditions pour demander son inscription sur ce site sont les suivantes :
  • être une personne dépendante à une ou plusieurs substances, et/ou à un ou plusieurs comportements, ou être un acteur du soin dans le domaine des addictions ;
  • être en rétablissement, dans une démarche de soins ou dans la volonté de se soigner, ou accompagner des personnes enrétablissement.
Pour créer votre compte et demander votre inscription, il suffit de cliquer sur le bouton Inscription en haut à droite de cette page puis de remplir le formulaire en prenant soin de respecter les instructions.
Une fois votre demande vérifiée, vous recevrez un mail confirmant la création de votre compte. Les modérateurs se réservent le droit de suspendre temporairement ou définitivement tout compte qui ne respecterait pas les règles élémentaires de respect, de courtoisie et de confidentialité.
Aucune donnée que vous fournissez n'est transmise à des tiers. Ce site n'est en outre affilié à aucune organisation.

Accueil

Publié par Tsunoo, le 09/12/2023

Le modèle Minnesota, les étapes

Le modèle Minnesota est basé sur le programme en douze étapes créé par Robert Holbrook Smith et William Griffith Wilson en 1935. À l’époque, les alcooliques étaient enfermés en hôpital psychiatrique et n’étaient pas ou peu pris en charge : peu de traitements, faible coopération des soignants, rechutes très importantes après l’internement.

Historique

En 1948, sous l’impulsion d’Austin Ripley, l’hôpital Hazelden de Saint-Paul, dans le Minnesota, propose un programme de soins, qui sera l’ancêtre du programme Minnesota, et ouvre une unité spéciale pour les alcooliques, où ces derniers sont séparés des malades mentaux.

À partir de 1950, au Wilmar State Hospital, toujours dans le Minnesota, le programme de rétablissement Minnesota voit le jour grâce au Docteur Nelson Bradley. Des alcooliques en rétablissement sont formés en qualité de thérapeutes spécialisés et il est fait usage des douze étapes des Alcooliques Anonymes. En 1951 sort le premier livre écrit pour soigner les alcooliques et toxicomanes dépendants (le « Big book » des AA est paru pour la première fois en 1939).

Concept

Le concept du programme Minnesota repose sur le fait que l’alcoolisme est une maladie chronique (elle a une cause organique ou psychologique, elle a une ancienneté de plusieurs mois, elle impacte la vie quotidienne) :

  • primaire (elle n’a pas besoin d’une autre maladie préexistante pour apparaître) ;
  • progressive (à chaque rechute, on revient au point où l’on avait arrêté de consommer, en continuant à augmenter les doses) ;
  • incurable (il n’existe pas de traitement pour en guérir) ;
  • mortelle (à cause des accidents induits, des pathologies découlant de la consommation, des suicides…)

La maladie peut donc se traiter et le traitement est l’abstinence totale de produits modifiant le comportement. Il est primordial de ne pas transférer son addiction vers un autre produit ou un comportement.

Il s’agit de mettre en place un psychothérapie cognitive et comportementale qui se concentre sur les causes (maladie des émotions) plutôt que sur les symptômes (obsession et compulsion). Le rétablissement de la personne est au centre du programme, par le biais d’une prise en charge pluridisciplinaire (amélioration de la condition physique, croissance spirituelle, dignité de l’individu).

Le travail est celui des 12 étapes, ce qui permet à la personne dépendante d’accepter sa maladie, d’admettre son impuissance face aux produits et enfin de lâcher prise.

Fonctionnement

Pour aider à atteindre l’abstinence totale, qui peut faire peur, plusieurs outils sont mis à disposition des patients :

  • les 24 heures, qui permettent de structurer sa journée, avec un début et une fin, et de lutter contre la peur de ne pas y arriver sur le long terme ;
  • les groupes de parole et d’entraide, qui permettent de rompre la solitude, d’engager des partages de de s’identifier aux autres.

Il s’agit d’aider les personnes à arrêter de consommer des produits et à retrouver un mode de vie équilibré. Il devient nécessaire, pour se rétablir, de changer ses comportements et notamment accepter de recevoir ses émotions.

C’est un programme d’action : nous ne sommes pas responsables de notre maladie mais nous sommes responsables de notre rétablissement. Trois principes guident les malades :

  • la rigoureuse honnêteté ;
  • l’ouverture d’esprit ;
  • la bonne volonté.

Ces principes sont mis en œuvre dans les groupes, grâce aux feedbacks (retours nourrissants), à l’identification, aux partages, à l’entraide et aux confrontations bienveillantes. Ils sont complétés par un travail psychologique individuel. Ce changement de mode de vie permet de garder le lien avec l’extérieur et les autres.

Les 12 étapes
  1. Nous avons admis que nous étions impuissants devant notre dépendance et que nous avions perdu la maîtrise de notre vie.
    C’est un constat, une capitulation, la sortie du déni : je suis impuissant face à la maladie, je subis le produit. Je commence à cheminer vers l’acceptation. Il s’agit d’un premier pas vers la rigoureuse honnêteté envers soi-même.
  2. Nous en sommes venus à croire qu'une puissance supérieure à nous-mêmes pouvait nous rendre la raison.
    Je ne peux pas m’en sortir seul, j’ai besoin d’aide. La puissance supérieure peut par exemple être le groupe : je commence à prendre confiance en moi et surtout, à faire confiance aux autres, je crée du lien. Il s’agit d’un premier pas vers l’ouverture d’esprit.
  3. Nous avons décidé de confier notre volonté et notre vie aux soins de Dieu, tel que nous le concevions.
    C’est le début de l’action, la mise en œuvre de la bonne volonté : choix d’un parrain ou d’une marraine, prise en charge psychothérapeutique. J’arrive à un point où je peux me confier. Je découvre l’éveil spirituel, je vis le présent. Je lâche prise au lieu de m’entêter.
  4. Nous avons fait un inventaire moral sans peur et approfondi de nous-mêmes.
    Je fais une liste exhaustive de mes défauts, mais aussi de mes qualités. Cela me permet de savoir qui je suis, de connaître mes limites : j’augmente ma confiance en moi et mon estime de moi.
  5. Nous avons avoué à Dieu, à nous-mêmes et à un autre être humain la nature exacte de nos torts.
    Il s’agit d’une étape d’affirmation : je dis à quelqu’un (parrain, marraine) qui je suis, en toute honnêteté.
  6. Nous avons pleinement consenti à ce que Dieu élimine tous nos défauts de caractère.
    Il s’agit d’une étape de rédemption : je passe aux actions concrètes. Désormais, je sais qui je suis, et je m’accepte avec mes qualités et mes défauts : j’entame le changement.
  7. Nous lui avons humblement demandé de faire disparaître nos déficiences.
    Je sais qui je suis et j’ai besoin de déposer ce qui ne va pas : je ne m’encombre plus de ces fardeaux que je traîne depuis des années.
  8. Nous avons dressé une liste de toutes les personnes que nous avions lésées et avons résolu de leur faire amende honorable.
    Il s’agit ici d’acter le pardon : je fais une liste, je répare mes erreurs, je me pardonne à moi-même.
  9. Nous avons directement fait amende honorable à ces personnes dans tous les cas où c’était possible sauf lorsque cela pouvait leur nuire ou faire tort à d’autres.
    Cette étape est intimement liée à la précédente : est-ce que je peux réparer ce que j’ai fait ? Je garde à l’esprit que je ne peux pas nécessairement demander pardon à tout le monde, ni réparer toutes mes erreurs.
  10. Nous avons poursuivi notre inventaire personnel et avons promptement admis nos torts dès que nous nous en sommes aperçus.
    Dès que je rencontre un problème, je refais les premières étapes. Je me pose, j’analyse, je réfléchis aux conséquences. Puis je passe à l’action. Je suis désormais capable de reconnaître mes erreurs, avec honnêteté. Dès que la situation le demande, je fais une balance décisionnelle.
  11. Nous avons cherché par la prière et la méditation à améliorer notre contact conscient avec Dieu, tel que nous le concevions, lui demandant seulement de connaître sa volonté à notre égard et de nous donner la force de l'exécuter.
    Je suis ici et maintenant : j’utilise la pleine conscience.
  12. Ayant connu un réveil spirituel comme résultat de ces étapes, nous avons alors essayé de transmettre ce message aux dépendants et d’appliquer ces principes dans tous les domaines de notre vie.
    Fort de mon parcours, j’aide les autres par le partage de mes expériences.
Publié par Tsunoo, le 20/11/2023

Bienvenue !

Bienvenue sur ce nouveau site !

Nous souhaitons que ce site devienne rapidement une véritable plateforme d'information et d'échanges pour nous toutes et tous, dépendantes et dépendants en rétablissement.

C'est un travail toujours en cours, soyez indulgents… Un grand nombre de fonctionnalités n'existent pas encore, mais, grâce à votre soutien, nous espérons l'améliorer continuellement.

Revenez régulièrement pour constater les améliorations…

Pensée de la semaine

Le ressentiment, c'est comme boire du poison et s'attendre à ce que l'autre meure.

Presse en ligne

Le sans alcool s'invite sur les tables des fêtes et incite à boire autrement

La société évolue et c'est une bonne nouvelle pour nous. De plus en plus de gens, notamment les jeunes mais pas uniquement, veulent des boissons sans alcool pour faire la fête ou accompagner un bon repas.

Il va peut-être devenir plus facile de dire, lors de ces rendez-vous sociaux, que nous ne consommons pas de boissons alcoolisées, sans devoir nous expliquer ou nous justifier. Sans nous sentir mal à l'aise ou à l'écart.

20 Minutes

À une époque pas si lointaine, les écoliers buvaient du vin à la cantine

Il faut attendre Pierre Mendès France et son amour du lait pour que les jeunes élèves tricolores se dégrisent.

Slate

7 mois sans alcool suffisent à réparer les dommages cérébraux causés par une consommation excessive

Plusieurs études antérieures ont fait état d'un amincissement cortical généralisé chez les personnes souffrant de troubles liés à la consommation d'alcool. Une nouvelle étude suggère que quelques mois suffisent au cerveau pour qu'il se restaure lui-même.

Futura

« Les clichés sur l'alcoolisme m'ont longtemps empêchée d'arrêter l'alcool »

Il y a trois ans, Eveline a arrêté de boire de l'alcool. Elle raconte les difficultés, mais aussi les joies de ce parcours de sobriété.

Huffpost

« Je buvais pour m'anesthésier le cerveau, c'était une façon de me laisser mourir »

Lundi, Aurore, une Parisienne de 31 ans, a posté sur Twitter plusieurs photos d'elle dans un contexte de forte alcoolisation. En voulant alerter les internautes des dangers de l'alcool, elle a fait le buzz.

Depuis plus de dix ans, Aurore souffre d'une lourde dépendance à l'alcool qui la ronge de l'intérieur. Son quotidien est rythmé au gré des pintes enfilées au PMU de son quartier.

Aujourd'hui, Aurore souhaite tirer un trait sur sa vie d'alcoolique. Elle raconte à 20 Minutes sa descente aux enfers, sa tentative de suicide ou encore sa première cuite.

En complément de l'article complet disponible ci-dessous, Aurore a également témoigné dans une vidéo que vous pouvez voir en cliquant ici.

20 Minutes

Les 12 signes à considérer avant de t'engager avec quelqu'un en rétablissement

Mon expérience en réhabilitation des dépendances m'a fait observer des caractéristiques essentielles pour débuter une relation saine avec un toxicomane et/ou un alcoolique abstinent.

Huffpost